Relogement : Dans l’obscurité 1/2

Les lumières des logements qui se libèrent s’éteignent une à une. Les lumières de mon logement s’éteignent aussi. Et pourtant j’y vis encore …

Les 2 maudits convecteurs prêtés par notre généreux bailleur ont fait sauter 2 des fusibles. Il n’ y a plus de lumières ni dans la cuisine, ni dans le salon, ni dans la salle de bain, ni dans les toilettes. Je n’ai pas de fusibles de rechange.

Je n’écris pas pour me plaindre mais pour continuer de faire l’état des lieux de ce que peut être un relogement dans le cadre de la rénovation urbaine. Les paroles officielles, comme les promesses que l’on nous a tenu jadis ne feront jamais ce type de récit.

Pourtant cette réalité, nous la vivons mes enfants et moi. Et je suis convaincue que nous ne sommes pas les seuls.

Voici un mail écris le 9/10 . Je n’ai eu cesse d’écrire et de demander de l’aide un peu partout. En vain.

Objet : Un relogement qui vire au cauchemar

Monsieur xx xxxxx,

J’arrive au terme de ce qui m’est humainement supportable. Cet épisode du chauffage peut paraître anecdotique. Mais ce sont toutes ces choses graves et moins graves, mises bout à bout qui m’épuisent et qui menacent mon équilibre familiale déjà fragilisé.
La dernière fois que vous aviez eu l’amabilité de me recevoir. Vous m’aviez dit qu’en octobre je devrais avoir déménagé. Nous sommes bientôt à la mi octobre et aucune proposition ne m’a été faites. Je souhaite déménager au plus vite. Cette situation n’est plus supportable pour mes enfants. Mon fils de 10 ans me répète chaque jour, on déménage quand nous aussi ? Je refuse que nos vies soient sacrifiées même pour la cause la plus noble qui soit.
Je sollicite urgemment votre aide.

Jeter une bouteille à la mer serait certainement plus efficace.