La colère est l’alliée du pauvre

La colère est un sentiment légitime et sain qui permet parfois de rester en vie et de continuer à avancer à contre-courant dans un environnement impitoyable.

Face aux difficultés d’un quotidien fragilisé et dans un quartier en pleine gentrification, deux possibilités s’offrent à nous : nous laisser emporter par le désespoir ou bien lutter bec et ongles pour notre survie.

Il m’est arrivé à plusieurs reprise de voir des personnes se disputer pour donner une définition de ce qu’est la « vraie » pauvreté. Selon moi, il n’y a pas une seule description mais la pauvreté peut revêtir milles visages. La pauvreté en France ne ressemble pas à celles des pays du tiers monde ou d’ailleurs.

La pauvreté n’est pas un état figé dans lequel on se complaît. Les pauvres ne sont pas des fainéants. Le RSA ou les aides sociales n’ont rien d’attrayant. Ils permettent tout juste de survivre et encore. Le pauvre peut aussi être salarié, au chômage ou ne rien percevoir.

Si elle ne bascule pas dans la violence, toute colère est selon moi sensée et légitime. Le déni de la souffrance de l’autre est une une douleur supplémentaire qu’on lui inflige.

La pauvreté est un processus dynamique, une lutte perpétuelle pour garder la tête hors de l’eau.

En images, Etre pauvre :

C’est avancer à contre courant dans une rivière en crue.
Et tenter de maintenir sa tête hors de l’eau.
Quand on pense avoir atteins bientôt le rivage, le courant reprend de plus belle.
On est alors tenté de se laisser emporter, épuisé par cette force surnaturelle.
On touche parfois le fond, on se noie, on étouffe, alors on se démène.
On ressort la tête reprend son souffle mais le courant est puissant.
On avance un peu mais on recule presque autant.
Et ainsi de suite … Jusqu’à la rive ou bien jusqu’à l’épuisement.

Rénovation urbaine ou gentrification ?

 


J’ai mal de me torturer l’esprit entre ce que certaines institutions nous rapportent comme chiffres et taux de satisfaction des relogés de la phase 1  et ce que d’anciens relogés eux-mêmes nous décrivent comme problèmes au quotidien. D’autant plus que tous ont l’air sincère, alors je ne sais plus quoi penser, ni plus qui croire …
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