Quand le logement devient source d’instabilité et de colère

La colère : un incendie à éteindre


« La colère est très mauvaise conseillère », pourtant chacun de nous a déjà agi sous son effet et alors toutes les contrariétés, toutes les injustices du quotidien deviennent des prétextes qui s’accumulent et déferlent avec l’effusion d’une rage trop longtemps contenue.

En période de crise, la raison n’a plus vraiment sa place. Ces 3 dernières semaines ont été pour moi cataclysmique et j’ai vraiment ressenti une haine qui sort des tripes avec une envie de tout démolir.

Au vu de la gravité du danger auquel nous avons été exposés, j’aurais aimé que les responsables de notre intoxication au monoxyde de carbone passent devant le juge, en comparution immédiate. Mais ce n’est jamais comme cela que ça se passe et il faut apprendre à vivre avec ce (res)sentiment d’injustice.

L’écriture spontanée est pour moi une véritable thérapie et une source d’équilibre et d’accalmie. Elle a été une perche de secours et m’a permis de m’accrocher durant cette période extrêmement houleuse. Les lignes, ci-dessous décriront la turbulence que nous avons traversé.

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Vis ma vie dans ma cité. Puis-je vivre la tienne dans ton quartier ?

Je vis ma vie, celle que beaucoup jugent d’ailleurs
De loin et d’après leurs critères du bonheur
En espérant résoudre mes ennuis ?
Ce n’est pas parce qu’on me dit malheureux que je le suis forcément
Et si je le suis réellement, que fera-t-on pour moi concrètement ?
On vit mes difficultés par procuration, mais qui n’a pas de préoccupations ?
Et pour équilibrer mon image, explorer TOUTE la société serait plus sage
L’égalité serait d’être observés et d’observer avec respect et objectivité
Se voir à travers le miroir de l’autre, mutuellement, sans filtres déformant
Parfois il arrive même qu’on prétende vouloir m’aider
Alors que l’objet visé est son propre intérêt …
J’en ai assez d’être observé, analysé, critiqué, qu’on parle de moi
Quand je ne recherche qu’une formation et un emploi

 

 

 

 

 

 

La danseuse des rimes

« Rêver c’est ce que je sais faire de mieux. » C’est un de mes commentaires dans une discussion Facebook. Un commentaire banal, balancé sur le ton de l’ironie, de l’autodérision … De ce commentaire est né un magnifique poème écrit en quelques minutes par Khadija : La danseuse des rimes. Une sensibilité à fleur de plume …

« Rêver c’est ce que je sais faire de mieux. »
Ma douce rêverie… Toi qui berce mes nuits. Me berne l’esprit. De mes rêves, je n’ai su m’en sortir. Piégée dans un bocal, sans parvenir à en sortir. Mes rêves, comme un chasseur, m’ont attrapée. Et je suis comme le papillon dans le bocal, je suis piégée.

De nos rêves, on devrait bâtir. De mes rêves, je voudrais construire. Construire des projets, un avenir. Mon avenir. Celui qui sera mien, celui qui sera le résultats de mes desseins. Mes desseins, dessinés par le crayon de la rêverie. Dois je me faire un dessin, où serais ce le destin?
Dessiner ma destinée. Voici la fonction de ces inepties. Mais les rêves ne sont ils pas là pour nous faire croire à l’inimaginable? Nous faire voler parmi les étoiles?

Les rêves. Mon mieux. Faisons de nos rêves, notre mieux.

 

Poèmes : La guerre parlant à l’homme

Mon éclosion enflamme un désaccord
Mon cheminement instaure la terreur
Mon dénouement est jonché de corps
Et mes histoires sont de vraies horreurs
Je suis la guerre cette épouvante
Celle qui trahit toutes vos attentes
Quand de nouveau vous m’acclamez
Je prépare lourdement mon armée
Avant de montrer ma laideur
Je prétexte vos belles valeurs
En ciblant vos vieilles rancœurs
Avec mes gants de velours je me glisse
Pas à pas, doucement je me hisse
Et dans un fracas me revoilà !
Je gronde et frappe çà et là
Je suis la guerre cette meurtrière
Celle que vous aviez bâti naguère
Je renais depuis la même colère
Je foudroie, décime et déracine
M’abats, châtie et assassine
En déversant l’hémoglobine
J’arrache les têtes, les bras …
Peu importe tout me va
Je me nourris de vos larmes et cris
Et de vos familles j’enlève la vie
Rien ne résiste à mon passage
Ni le vieux, ni l’enfant, ni le sage
En voulez-vous davantage ?!
Etes-vous marqué par l’oubli ?!
Il faut donc croire que oui !
L’histoire n’a pas servi vos consciences
Je progresse même avec la science

Poèmes : Le cancre et sa plume

Ces dernières semaines je me passionne de poésie. J’aimais déjà beaucoup la lire. Aujourd’hui je m’essaie à l’écrire. Par simple plaisir et sans aucune méthodologie.

J’ai donc crée une  catégorie « Poèmes » dans mon blog. J’y publierai mes poésies et occasionnellement celles d’autres personnes issus de quartiers populaires mais pas seulement. L’un de mes objectifs avec ce blog étant de valoriser les personnes comme moi issus de ces quartiers sans pour autant les isoler. « Je suis la norme et la différence » comme l’exprimait très bien Khaoula dans son beau poème « JE SUIS TOI » 

Je souhaite à tous une excellente année 2017 !  

Safya  dla Duch’


Le cancre et sa plume

 

Le beau, très peu l’inspire

Il aime le voir, le ressentir

Mais ne sait point l’écrire

Encore moins le décrire

La laideur et l’horreur quant à elles

Libèrent la plume de l’élève et ses ailes

Elles délivrent amplement son encre

Soulageant le pauvre cancre

De la page et des nuits blanches

L’enfant craintif par revanche

S’arme de sa plume et défie le noir

Pour ne plus faire de cauchemars

Il corrige, colore, pensif et avide

Panse ses plaies et remplit son vide

Gommant ses maux accusatoires

Quelques instants face au miroir