Déchoir les préjugés – 1


Nous ne voulons plus être les boucs émissaires 


Les préjugés ont la vie dure et les cités dites sensibles sont sous les projecteurs depuis déjà de nombreuses années. Chaque jour de fausses certitudes continuent à être propagées insidieusement et même de plus en plus ouvertement …

Notre société est en crise. Et un groupe humain en situation de crise quel qu’il soit éprouve toujours un besoin malsain de trouver son bouc émissaire qu’il juge responsable de tous ses maux et qu’il « sacrifie » sur la place publique. La fonction du bouc émissaire étant de canaliser une agressivité latente, de masquer les vrais problèmes, d’« unifier » le groupe contre cet ennemi désigné …

Mais s’ils sont un défouloir et un souffre-douleur pour le groupe, les boucs émissaires pâtissent énormément de cette situation et les conséquences sont notamment : l’isolement, le rejet, la discrimination … Certaines victimes développeront une addiction, une dépression ou même des attitudes qui renforceront leur statut …

Nous ne voulons plus être le bouc-émissaire parce que nous en souffrons déjà beaucoup au quotidien. Par ailleurs, nous avons vu à travers les désastres de l’histoire comment ce genre de convictions a pu être utilisé et jusqu’où cela a pu mener … Aujourd’hui le racisme même s’il est plus déguisé et sous couvert de principes ou de sécurité … n’est pas en déclin pour autant.

A travers une série de quelques témoignages, je tenterai d’apporter ma petite contribution pour faire face à quelques idées préconçues que nous ; immigrés, enfants d’immigrés, Français « issus de l’immigration » et autres « différents » subissons et supportons au quotidien.

Je n’aime pas faire des généralités, donc je ne parlerai que d’après mon vécu mais je suis convaincue que beaucoup d’habitants des quartiers populaires, de personnes « issus de l’immigration », « d ’étrangers » à la norme … se reconnaitront dans ce que j’écris …

N’hésitez pas à apporter votre contribution à travers vos témoignages, avis, critiques …

5 commentaires sur « Déchoir les préjugés – 1 »

  1. Nous sommes tous innocents d’exister, et donc tous innocents de nos actions.
    La plupart des gens n’ont même pas pris conscience qu’on les avait obligés à exister, et qu’ils avaient donc des droits, le droit de revendiquer un corps sain, un intellect sain, un monde sain, une société saine, et une vie intéressante, pour le moins.

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      1. Avant de naitre il faut qu’on vous ait obligé à exister pour le service de ceux qui existent. Après être né, étant donné que nous naissons vierges de significations et connaissance culturelles, les éducateurs ont beau jeu de mettre ce qu’ils veulent dans la tête des petits, et quand ils sont adultes ils reproduisent le schéma parental et social que leur cerveau a ingurgité et dont il est totalement imprégné. Ensuite ils oublient. Ils oublient les questions essentielles. Ils font des petits et ne veulent pas qu’on leur rappelle que c’est un crime de faire un enfant.
        Ceux qui sont empathiques ceux qui ont de la compassion, avant de fabriquer un enfant, les futures mères les futurs pères, devraient se poser la sorte de syllogisme suivant: « La fabrication d’une existence ne sert que ceux qui existent déjà, personne ne maitrise cette fabrication ni le chemin que suivra cette existence, conclusion: celui qui fabrique une existence sensible, consciente, intelligente, et potentiellement handicapée, souffrante, toujours mortelle, est soit un animal, soit un idiot, soit un négrier, à moins que ce ne soit un sadique. »
        Comment appelle-t-on un handicapé de naissance? Un dommage collatéral!
        Une fois qu’on a fabriqué un être souffrant comment défait-on la souffrance?

        Aimé par 1 personne

  2. Votre vision de la vie est une philosophie parmi tant d’autres. Je ne pense pas qu’un être humain soit toujours réduit à reproduire le shéma parental. Je crois plutôt que par nature l’humain se pose des questions existentiels. J’ai ma propre philosophie et vision de la vie mais j’ai choisi de ne pas en parler dans ce blog que j’ai dédié à la valorisation de mon quartier, des quartiers en général et de leurs habitants … Mais nous pouvons échanger par mails si vous le souhaitez. Je partage avec vous la nécessité du droit au bonheur, pour les personnes atteintes de handicap comme pour toutes les autres personnes. Merci Berlhem pour vos réflexions très intéressantes 🙂

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